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Ces infos sont destinées aux personnes non pratiquantes à débutantes. Les vieux de la vieille peuvent aussi lire un peu, on ne sait jamais….

Avant de s’y mettre.

Le plus important, c’est de ne pas se dégoûter de la planche en mettant la barre un peu haut ou en débutant dans de mauvaises conditions. Le mieux est de prendre des cours, en stage sur une semaine, ou à l’heure. Vous apprendrez les bases sur de grosses planches dédiées à l’initiation. Attention, si un ami pratiquant vous propose d’essayer sa planche, sachez que le matériel qu’il vous prêtera exigera à coup sûr un niveau que vous n’avez pas, et rien de tel qu’un après-midi passé à relever sa voile entre deux bouillons pour vous dégoûter du windsurf.

Prévoir aussi des frais d’habillement. Selon la saison et le lieu, il vous faudra une combinaison ou un shorty. Cet équipement vous protégera du froid mais aussi du soleil et du vent. Il assure en plus une bonne flottabilité. Si vous prévoyez de naviguer en lac ou sur des spots rocheux, investissez aussi dans des chaussons ou bottillons, histoire de ne pas poser le pied sur des oursins ou sur un tesson de bouteille (merci, chers concitoyens). Certains centres proposent de louer de l’équipement en plus de la planche, mais c’est loin d’être systématique.

S’y mettre seul. Presque seul.

Vous pouvez décider, une fois les bases apprises (donc, comprenez-bien, les cours, c’est pas que pour les mauvais….), de vous lancer seul. Vous avez la possibilité soit de louer le matériel, soit de l’acheter. Les avantages de la location sont nombreux : le moniteur vous proposera toujours le matériel le plus adapté à votre niveau, et vous n’aurez pas à gréer et dégréer votre voile. Attention toutefois à ne pas vous faire refiler du matériel hors d’age (sauf pour l’initiation où c’est peu important). Il y a aussi quelques inconvénients, au premier rang desquels, le prix, et, si vous souscrivez à une forme d’abonnement, le fait d’être limité à un seul spot. En effet, selon les conditions et la direction du vent, il peut être intéressant d’aller sur un site plutôt qu’un autre.

L’avantage principal de l’achat est le prix, une planche complète revenant à environ 20 à 30 séances de location. En achetant d’occasion, on limite aussi le risque, en ayant la possibilité de revendre au prix d’achat (ou presque) si finalement, la planche à voile, c’est pas pour vous. Enfin, posséder son matériel fait que vous pouvez aller naviguer quand vous voulez et ou vous voulez, alors que les locations ne sont en général ouvertes que d’avril à septembre.

Seul ou pas, il faut se faire aider. Il y a des choses qu’on ne peut pas deviner tout seul, que ce soit pour gréer le matos, ou sur l’eau. Moniteur, copains de nav, il faut aller chercher bonheur auprès des autres, au risque de bloquer sa progression ou de ramer pour rien.

Aide windsurf

L’habillement.

On ne rigole pas avec ça. Il faut impérativement s’équiper correctement sans quoi l’hypothermie n’est pas loin. Le short et le harnais seulement, c’est en plein cagnard avec un vent qui ne pousse pas au large, et encore. Allez faire un tour dans la rubrique dédiée, c’est détaillé.

Mais, toujours, toujours se souvenir que la mer, c’est pas notre élément, alors, quand on part sur l’eau, en cas de pépin, on est dans la mouise. On l’est peut-être un peu moins si on est déjà bien couvert.

Combi

Quelques conseils en vrac

– Consultez les sites en lien sur Windbase. Le but n’est pas de réunir toutes les infos disponibles sur le net, mais de pallier à ce qu’on n’y trouve pas tout de suite, surtout lorsqu’on débute.

– Guettez le numéro annuel « Spécial manoeuvre » du mois de juillet des magazines de windsurf français. Ils vous apporteront ce qu’il faut de théorie pour progresser et vous permettront de vous débarrasser de ces mauvais réflexes que vous avez acquis en pratiquant en solo. Par contre, ils ne remplaceront pas les cours de base qu’un moniteur saura vous donner. Et par contre, une fois que vous en aurez acheté un, laissez tomber, c’est chaque année la même chose. Enfin, je trouve, hein. Mais bon, parait je suis râleur.

– N’achetez pas une planche de volume trop petit en espérant qu’elle vous dure plus longtemps. Vous galèrerez plus et risquez d’être bloqués dans votre progression.

– Avant toute chose, privilégiez votre sécurité. Évitez de naviguer seul, et faites attention de ne pas trop vous surclasser en sortant par de trop grosses conditions par rapport à votre niveau. Si vous allez en mer, faites très attention aux courants et aux vents off-shore (de terre) qui peuvent vous emmener au large.

– Ne brûlez pas les étapes de l’apprentissage. Tentez de nouvelles manœuvres (empannage, beachstart …) quand vous maîtrisez les premières (le virement de bord, la remontée au près (face au vent), …) Ne vous reposez pas non plus sur vos acquis et n’ayez pas peur de tomber à l’eau. Quand on voit les autres pratiquants qui ne tombent pas, on aimerait en faire autant, mais il n’y a qu’en prenant des risques qu’on progresse. Vous tomberez à chaque fois, jusqu’au moment ou vous tomberez de plus en plus tard, puis vous réussirez la manœuvre une fois, puis une fois sur deux, puis à chaque fois. Aller dans l’eau fait partie du windsurf.

Crash

– Il est important de respecter une certaine progression qui vous permettra de sortir dans des conditions de plus en plus fortes tout en assurant votre sécurité :

Premiers temps : la remontée au près (à contrevent) et le virement de bord (virage face au vent). Ces deux manœuvres vont vous permettre de revenir à votre point de départ. Ce sont des manœuvres de ‘survie’. L’avantage du virement de bord est qu’il permet de regagner du terrain sur le vent, et d’autant plus de terrain que vous l’exécutez lentement. A ce stade, abandonnez l’empannage qui au contraire va vous faire descendre dans le vent. Lisez aussi les conseils sur la remontée au tire-veille , vous y apprendrez à tourner votre planche dans l’eau.

Second temps : le planning. C’est l’essence même du funboard. Pour cela, il va vous falloir apprendre à sortir progressivement dans des conditions de plus en plus fortes, moins ouvrir la voile et plus la contrôler. Le jour où vous aurez planné, vous n’aurez plus qu’une hâte : recommencer ! Tant que vous n’êtes pas encore au planning, peaufinez vos virements de bord. En général, les premiers plannings se produisent accidentellement, quand le planchiste tient sa voile comme jamais il ne l’a tenue et que la force du vent est suffisante pour le faire décoller de l’eau. Parallèlement, par exemple en fin de session, vous pouvez commencer à vous entraîner au beachstart, ce qui vous guidera vers le waterstart (relevage de la voile avec la force du vent, sans tire-veille).

Troisième temps : Le harnais et les straps. Il n’y a pas de vent minimum pour s’accrocher au harnais. Achetez un harnais ceinture et portez le dès que vous naviguez à l’aise par force 3. Quand vous le sentez, essayez de vous accrocher. Le ‘danger’ du harnais est la catapulte. Dès que vous aurez appris à chausser le strap avant, vous diviserez le nombre de catapultes par session par dix. Autant dire que la maîtrise du strap doit être un objectif prioritaire. Une fois le strap avant maîtrisé, il ne manque plus qu’un petit peu de vent en plus pour pouvoir chausser le strap arrière. A ce niveau, vous naviguerez enfin calé, les deux pieds dans les straps, tenant la voile à la force du harnais pour un coût en fatigue moins important que sous-toilé par force 4 et un bénéfice en sensations cent fois supérieur.

Quatrième temps : Le waterstart. Si vous voulez sortir par force 6 et plus, il vous faudra savoir faire le waterstart. entraînez-vous dès que le vent est suffisant pour planer (force 4 et plus)

Voilà pour la progression qui vous permettra d’une part d’assurer votre sécurité, d’autre part de sortir par tout temps. En parallèle, vous pouvez vous entraîner à l’empannage et au jibe.

Combi

– Essayez de pratiquer régulièrement. Au moins une session tous les 15 jours. C’est en pratiquant qu’on progresse et lorsqu’on laisse sa pratique de côté pendant de longues périodes, on passe ses premières heures de reprise à récupérer des sensations. Le mieux étant de pouvoir multiplier les sessions sur plusieurs jours, la première servant à se refaire une forme et un niveau, les suivantes à se faire plaisir et à progresser.

Si le vent n’est pas au rendez-vous, sortez mouiller le matériel quand même et profitez-en pour travailler des manœuvres qui vous permettront d’acquérir des compétences utiles lorsque le vent est monté. Il est plus facile de décomposer les mouvements en s’entraînant au ralenti que lancé à pleine allure et grisé par la vitesse. Le beachstart permet de s’entraîner au waterstart, l’empannage au jibe. Il y a aussi une multitude de manœuvres qui permettent de s’amuser par pétole tout en apprenant (hélicopter tack, 360 planche, etc …)

– A chaque pas de l’apprentissage correspond une certaine plage de vent:
Pour s’initier : force 2 à 3. Moins de vent et vous n’aurez pas de sensations et votre voile n’aura pas assez de force pour tracter votre planche.
Pour progresser, maîtriser le virement de bord, acquérir les bons appuis sur la planche : force 3. Cela correspond à un vent soutenu. Vous apprendrez à le maîtriser, à l’utiliser et à lui faire confiance (mais pas trop quand même).
Pour planer, se mettre au funboard : force 4. Cela correspond déjà à un vent fort, et il y a une petite houle sur les lacs. Vous commencerez à planer et allez commencer à naviguer avec un rapport vent/taille de voile optimum qui permet le planning, le waterstart, etc…

Waterstart

– Lorsque vous naviguez, alternez les périodes de plaisir et d’apprentissage. Nous sommes tous pareils : quand il y a du public, on préfère montrer sa maîtrise que manger bûche sur bûche. En même temps, il est important de se faire plaisir car devant un sport si exigeant, il est facile de se décourager. Lors d’une session, commencez par naviguer à votre niveau acquis pour asseoir vos bases et ancrer votre confiance en vous, et terminez toujours par tenter des manœuvres que vous ne maîtrisez pas. Il n’y a qu’en tentant qu’on progresse et qu’en ayant progressé qu’on peut épater la galerie (et soi-même).

– Demandez conseils aux autres planchistes sur les spots, ils vous aideront notamment à bien régler votre matériel.

– N’hésitez pas à régler votre planche ou gréement selon votre niveau d’apprentissage (hauteur de wish, position du pied de mat, des straps, taille de voile…). Les problèmes que vous rencontrez en début d’apprentissage ne sont pas les mêmes que vous connaîtrez après et « tricher » avec le matériel permet de maîtriser certains gestes qui seraient sinon très durs à acquérir. Par la suite, vous pourrez reprendre des réglages comparables aux pratiquants confirmés.

– Lorsque vous sentez que votre progression plafonne, faites preuve d’audace. En effet j’ai remarqué que ma définition de « correctement toilé » (voir le glossaire) à évolué avec le temps. Je grée aujourd’hui 7m30 là ou 6m30 me paraissaient trop grand plus tôt dans mon apprentissage. Il n’y a pas de secret : pour planer, chausser les straps, jiber et waterstarter, il faut de la puissance dans la voile. Si vous n’êtes pas assez toilé, votre planche ne décollera pas de l’eau, votre gréement n’aura pas assez de force pour supporter votre poids et vous ne naviguerez pas « calés » les pieds dans les straps.

Une règle simple : si tu n’es pas tombé depuis plus d’une session, c’est que tu stagnes, alors, tentes de nouvelles choses!

– Attention lorsque le vent vous arrache et vous fait partir en avant. Le mat et le wish peuvent exploser le nez de votre planche. Si vous êtes catapultés, maintenez les mains sur le wish. Cela vous évitera de traverser votre voile et vous aidera à vous orienter si vous êtes coincés dessous.

– Dans une planche, tout se répare. Si d’aventure vous abîmez votre matériel, ou que l’usure se fait sentir, sachez que vous pouvez à peu près tout réparer : de l’antidérapant devenu lisse, à la voile déchirée en passant par le nez explosé de la planche. Demandez conseil sur votre spot ou à votre magasin. Par exemple, ce serait dommage de jeter une voile qui fonctionne bien parce que vous avez crevé un panneau alors que la réparation vous coûtera entre 30 et 50€ dans une voilerie.

Le kit de survie du planchiste

– Faites extrêmement attention au sable. Autant que possible, essayez de gréer sur l’herbe. Si vous gréez sur la plage, nettoyez bien les deux parties du mat, ainsi que la rallonge, avant de les emboîter pour ne pas les gripper avec du sable.

La méthode ultime pour décoincer un mat se fait tout seul, en peu de temps. C’est décrit sur le site, comment décoincer son mât.

Vous pouvez aussi faire tremper votre mat dans le coca-cola dans le cas de la rallonge bloquée.

Pour les fermeture-éclair coincées par le sel, rincez-les à l’eau claire, voire à l’eau chaude. Enfin, si après avoir dégréé sur le sable, votre voile est couverte de grains de sable, allez la rincer toute enroulée dans l’eau pour ne pas que le monofilm soit rayé. (Gaffe au shore-break…)