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Première règle de sécurité : ne présumez jamais de vos forces ou des conditions, c’est toujours (TOUJOURS) la mer qui gagne si vous faites n’importe quoi!

Deuxième règle d’or, en cas de pépin grave, on appelle le 196, le CROSS!

CROSS 196

Troisième règle d’or, en mer, on aide tous ceux qui sont en difficulté!!!! C’est non négociable!!! Le baigneur, le bateau, le windsurfeur, et MEME le kiteux! Surveillez vous entre vous… Un petit signe de la main peut éviter bien des galères.

Un petit rappel aussi, les bières, c’est après la session.

Avant de se jeter à l’eau, il faut avant tout se demander si l’on se met ou non en danger. Évitez de cumuler les situations à risque :

– Température <12°
– Naviguer seul
– Mauvaise condition physique (nuit blanche, maladie, etc…)
– Vent offshore
– Matériel inadapté
– Vent fort ( > 20 noeuds ou 40 km/h)
– Houle prévue
– Courant (attention les courants sont propres à chaque spot et dépendent des marées)
– Mer ouverte
– Naviguer sous grain

Naviguer dans de grosses conditions surtoilées ne vous mènera qu’à la catastrophe. Il est malgré tout possible de naviguer avec un flotteur un peu trop gros et une voile tout juste de la bonne taille. D’autre part ne naviguez par vent offshore que s’il existe une sécurité sur le spot (ex : club nautique) avec un temps clair et des conditions par ailleurs parfaites. Dans un mètre de houle, vous serez quasi impossibles à repérer en cas de problème.

Ensuite comptez le nombre de facteurs de risque. Comptez deux fois le fait de naviguer seul, une mauvaise condition physique, ou le vent fort:

– A 3, la situation est gérable.
– A 4, c’est risqué.
– A 5, il faut être bon.
– A 6 et au-delà, restez chez vous.

CoussoulesSeul, il fait froid, vent fort, offshore, mer ouverte. C’est au delà de 6….!

Ne pas se mettre en danger.

Avant de vous retrouver en difficulté, il faut vous poser la question de savoir où vous allez atterrir en cas de casse ou de blessure. Il n’est pas prudent de démarrer juste au vent de rochers, mieux vaut remonter plus haut à pied avant de partir. Évitez les bords à 2km du large. Ne perdez pas de vue que la planche à voile est un accessoire de plage et non une embarcation.

Évaluez votre niveau avec lucidité. Réussir un waterstart en lac, c’est une chose, mais le faire dans une mer agitée en est une autre, surtout si pendant ce temps le courant vous fait dériver vers une digue ou des rochers. Si vous sentez que vous êtes un peu justes en niveau ne vous éloignez pas du bord et restez dans la barre, à bosser le waterstart et le passage de mousses.

La première règle de secours en mer est de d’abord compter sur soi-même. La seconde est de se surveiller les uns les autres. Ne vous fiez pourtant pas à l’apparente sécurité que procure la présence de nombreux planchistes. On ne se rend compte qu’un collègue ne manque souvent que bien tard. Si vous voulez vous éloigner et tirer des bords au loin, faites-le en binôme et ne vous perdez pas de vue.

Assurez-vous aussi de savoir nager correctement. Savoir faire 2 Km en piscine (80 longueurs) est un bon objectif et vous sauvera peut-être la mise à l’occasion. Mais ne nagez pas face au vent, même si cela vous fait revenir au bord a plusieurs centaines de mètres de votre point de départ.

Cassé....

Que faire en cas de pépin ?

Gardez votre sang-froid. La panique est votre pire ennemie. La plupart des coups durs se terminent bien, alors ne réduisez pas vos chances en vous épuisant ou en abandonnant votre matériel sur un coup de panique.
Conservez l’ensemble de votre matériel. Le flotteur vous servira de bouée. Ne l’abandonnez sous aucun prétexte. Votre flotteur est votre assurance vie! Dégréez dans l’eau et roulez la voile. Si vous passez la nuit sur votre flotteur, attachez vous avec tout ce que vous pouvez : boute, tire-veille.
– Évaluez votre situation et tentez de revenir à terre sans compter sur une hypothétique aide extérieure. Ne visez pas votre point de départ mais le chemin le plus court qui vous ramène à la sécurité, même si c’est une plage plus loin.
– Ne luttez jamais contre le courant, essayez de l’utiliser et dirigez-vous vers là où il vous emmène.
– Au cas où il vous serait impossible de revenir à terre : casse, blessure, laissez votre gréement à l’eau comme ancre flottante qui limitera votre dérive.
– Essayez de conserver votre chaleur corporelle. Vote pire ennemie est l’hypothermie. La position qui permet une meilleure conservation de la chaleur est la position fœtale. Enveloppez vous de la voile roulée pour vous isoler du vent.

Cas particulier.

– Le grain :
Pendant un grain, le ciel devient noir, la pluie tombe parfois de manière très cinglante et le vent forcit d’un coup. Cette situation ne va pas durer et est en général suivie d’une dévente qui peut durer plusieurs dizaine de minutes. Si vous êtes complètement à la rue et que le retour n’est pas possible, restez calme et attendez que cela mollisse. Ne vous faites pas retourner 30 fois au waterstart en perdant vos forces. Saisissez le bon moment pour repartir sans attendre qu’il n’y ait plus du tout de vent.

Equipement de sécurité.

Les règlementaires :

– Une aide à la flottabilité de 50 Newtons au moins ou une combinaison portée
– Un moyen de repérage lumineux individuel, étanche ayant une autonomie d’au moins 6 heures

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Planche-a-voile-et-planche.html

Les indispensables :

– Une combinaison adaptée à la saison. Si vous avez un doute, mettez vote combi la plus chaude (même l’été… au pire un plouf de temps en temps pour se rafraichir…)
– Un bout de secours autour de la barre de harnais. Il vous servira à remplacer un bout cassé, un tendon, à remorquer ou vous faire remorquer … Bref l’indispensable qui prend pas de place.

Full suit

Les optionnels :

– Le casque évitera le trauma crânien en cas de sale chute. Perte de connaissance = noyade. L’hiver, le casque protège aussi la tête du froid.
– Gilet de flottaison : attention, les équipements vendu sous ce terme ne sont pas des gilets de sauvetages. C’est-à-dire qu’ils ne maintiennent pas la tête hors de l’eau en cas de perte de connaissance. Ils donnent cependant un bon de coup de pouce pour nager, protègent des impacts thoraciques et conservent la chaleur.
– Téléphone portable dans une pochette étanche : la couverture des réseaux porte au-delà des plages et vous permettra d’alerter les secours.
– Radio. Attention : de nombreux modèles existent, plus ou moins encombrants et plus ou moins fonctionnels. A réserver aux avertis (dont je ne fais pas partie)
– Fusées de détresse : a ranger dans les tubes du wish ou autour de la barre de harnais. Attendez de voir les secours ou bien la nuit pour les tirer.
– Lampes à éclat : Permet d’être repéré. Meilleure autonomie que les fusées.
– Sifflet. On en trouve dans certains gilets de flottaison.