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Sarah Hébert, windsurfeuse passionnée et bourrée de talent, va bientôt tous nous faire rêver: traverser l’atlantique sur du matériel de planche de série, énorme défi, avec comme gros objectifs la sensibilisation du public sur les défibrillateurs, et établir un temps de référence pour cette traversée.

Je profite de cette petite « tribune » pour vous rappeler à tous et à toutes que pour réaliser ce challenge Sarah à besoin de chacun d’entre nous, car son budget est extrêmement difficile à boucler, aussi, si vous le souhaitez, vous pouvez (ou votre entreprise, il faut oser!) faire des dons ou devenir partenaire sur cette page : http://sarah-hebert.com/site/windsurftransat/le-defi

(J’oublais, merci a tous ceux qui ont participé à l’élaboration des questions via les forums Windsurfing33 et Directwind!)

Sarah Hébert

WINDBASE : Peux-tu nous parler de ce qui a mené à la pose de ton défibrillateur, et comment se passe à la fois ta vie de tous les jours mais aussi ta pratique de la planche depuis cette opération?

SARAH : En décembre 2005 pendant un test d’effort pour le suivit médical imposé aux athlètes de haut niveau par la FFV, j’ai fait une tachycardie ventriculaire à 280/300 pulsations minutes. Un épisode cardiaque totalement anormal. Suite à de multiples examens à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, les médecins n’ont rien vu d’anormal mais ont préféré me proposer en plus de mon traitement bétabloquant la pose d’un défibrillateur.
J’ai donc à 22 ans du prendre la décision d’accepter ou non la pose d’un défibrillateur, au vu des têtes angoissées des plus grands pontes français j’ai accepté. J’étais un personne à risque, qui pouvai faire une une mort subite due à une fibrillation, suite à des efforts ou des stress intenses.
Aujourd’hui grâce à mon boitier et mes médocs je vis une vie sans soucis! La vrai différence c’est que cela n’a rien changé à ma vie je continue à vivre à 100% comme avant. Tous les 6 mois je vais à l’hosto pour la vérif’ de mon def’ et ça repart! Dans les aéroports je montre ma carte de porteuse pour ne pas passer en dessous des portiques, voilà c’est tout!

WINDBASE : D’où te vient ta motivation pour traverser l’Atlantique? Peux tu nous détailler la partie médicale / humanitaire qui entoure ton projet?

SARAH : Ce projet a germé dans ma tête il y a 5 ans, l’année où j’ai été implantée d’un défibrillateur cardiaque. Mais l’appel du large était omniprésent chez moi depuis quelques années, en effet j’ai grandi pendant 11 ans sur un voilier en famille. Après plus de 10 ans de navigation côtière il est temps que je reprenne le large. Enfin je crois que lorsque la vie nous rappelle qu’elle peut s’achever à chaque instant, on apprend alors « qu’il y a urgence à réaliser ses rêves »!

WINDBASE : Pourquoi avoir choisi la traversée de l’Atlantique avec bateau accompagnateur et pas la très médiatique traversée en autonomie? As tu hésité entre les deux?

SARAH : Pas une seconde, je n’avais aucune envie de traverser cette océan à 5 nœuds de moyenne! Non moi mon truc c’était d’être à donf’ pendant 25 jours, sur le support que je préfère, immergée dans l’élément qui a bercé mon enfance!
Certes je savais que le chemin serait plus complexe et le projet compliqué à mettre en œuvre, mais je suis convaincue que ça en vaut la peine!
Je ne cherche pas à faire un chemin de croix, l’autonomie complète bien sûr je l’aurais préférée mais avec une planche grand public ce n’est pas possible! Tant pis la journée je larguerais mon bateau pour vivre l’expérience du large seule!
Et puis en étant sportive et compétitrice, j’avoue que cet effort hors du commun m’impressionne et m’attire, c’est un challenge que j’ai hâte de relever!!

WINDBASE : Concernant ton suivi médical pendant la traversée, sera-t-il une simple précaution ou devras tu passer des « examens » sur le bateau suiveur après tes journées?

SARAH : Sur le bateau d’Olivier de Kersauson, Ocean Alchimist, il n’y aura pas de cardiologue, n’en ayant pour le moment pas trouvé de disponible sur une si longue période, mais à vrai dire je n’en ai pas besoin!
J’aurais aimé servir de sujet d’étude sur cette expérience jamais vécue par aucun porteur, mais l’étude et l’analyse des données pourra se faire à distance!
Pour ce qui est de la sécurité, mesdames, messieurs, je suis bien plus en sécurité que vous qui n’avez pas la chance de porter une ambulance en permanence sur vous!
Mon cher cardiologue Dr Gras me l’a encore dit il y a quelques jours pendant ma dernière vérif’ je peux partir dans l’Atlantique en toute confiance, il est d’ailleurs à 300% derrière moi! (ça fait beaucoup ça, non!)

WINDBASE : Comment va se passer la traversée concrètement? (outre les 8h de navs/jours). As-tu des aprioris, ou as-tu pu par exemple recevoir des conseils de navigateurs ayant déjà fait cette traversée?

SARAH : J’ai pris beaucoup d’informations auprès de ceux qui l’on déjà fait peu importe le support (la traversée). Que ce soit en direct ou via leurs écrits, je voulais avoir un maximum d’infos, ce que j’en retiens c’est qu’il y’a toujours une période d’adaptation pendant la première semaine où l’on prend ses marques.
Je ne sais pas encore ce que mon corps supportera le mieux en termes de répartition de la charge de navigation.
Certains comme Manu Bertin préféraient naviguer le matin et le soir, pour fuir le soleil! D’autre faisait 3 sessions, ou bien deux!
Quant à moi j’essayerais de limiter les échanges avec le bateau suiveur, beaucoup trop dangereux en pleine mer! Je devrais donc vivre une journée complète sur ma planche et me reposer à califourchon dessus! Pouvoir ainsi être autonome une journée en nourriture et boisson, une façon aussi d’être totalement seule chez moi! (la mer)

WINDBASE : As-tu prévu de naviguer dans toutes les conditions? Par exemple, s’il y a pétole, ou si le vent dépasse les 40 nœuds, que feras-tu?

SARAH : J’ai prévu de naviguer de 4 à 25-30 nœuds, en fait je n’ai aucune idée du maximum! Je peux naviguer par une force de vent très élevé, je risque d’être en revanche limitée par la dangerosité des transferts avec mon bateau suiveur. La mer deviendra tellement dangereuse arrivée à un point, ce bateau sera alors un vrai danger pour ma petite planche.

WINDBASE : Quel matériel comptes-tu utiliser lors de la traversée?

SARAH : Du matériel de production freeride, les Indy sails de chez Naish et les Grand prix pour les planches. J’aurais deux jeux de 5 voiles de la 5,1 à la 8,4 et 4 planches certainement la 95 la 128, la 135 et une raceboard.

WINDBASE : Quelle est la durée estimée de la traversée? Selon la saison à laquelle tu vas lancer ton défi (si par exemple tu le lances dès que le budget sera bouclé), ne crains tu pas de trop gros incidents climatiques? Et, pour finir, quand espères tu pouvoir te lancer?

SARAH : 25 jours à raison de 7 à 8 heures de nav’ par jour. La date de départ est prévue pour mars 2012, mais j’espère pouvoir me lancer en février période plus favorable pour les alizées.

WINDBASE : Combien te manque-t-il pour boucler ton budget? Et peux-tu nous dire quel est le coût global d’une traversée de l’Atlantique en windsurf?

SARAH : 60 000 euros, 200 000 euros! Facile me direz-vous…je vous réponds avec du cœur tout est possible! (NDW : Je vous rappelle, au risque d’être lourd, que vous pouvez soutenir le projet de Sarah à travers vos dons : http://sarah-hebert.com/site/windsurftransat/le-defi )

WINDBASE : As-tu déjà réalisé tes traversées de préparation? Lorient / Belle île Houat la Trinité, Le Conquet / Ouessant / Le Conquet, et Plymouth / Roscoff

SARAH : Une tentative échouée de la traversée le Conquet/Ouessant/le Conquet faute de vent, mais je ressayerais en octobre. Et puis des traversées chez moi à Nouméa.
Sinon dernièrement j’ai fait, un pti tour de la presqu’île de Quiberon en me mettant à l’eau à Kerhilio et arrivée St Co. (1h30 à bloc face aux falaises de la côte sauvage, c’était terrible!)
Mais la saison des traversée débute pour moi (là je ne vais pas me faire des copains!), je pars le 7 juillet pour un mois en Polynésie françaises où j’effectuerais en compagnie des 2 meilleurs tahitiens la traversée de 200 kilomètres qui sépare Papeete et Raiatea.
Plus de news dans quelques semaines sur www.sarah-hebert.com

WINDBASE : Quel est ton programme d’entrainement physique? Et d’un point de vue mental, suis tu une préparation particulière?

SARAH : Mon programme physique est élaboré avec l’aide de Mickael mon préparateur à la Thalasso de Carnac, également préparateur pour Gaétan Séné le Stand Up paddler. Bien qu’il exerce dans une salle de muscu, il fait attention à élargir ma prépa à tous les sports que je pratique afin d’avoir un développement harmonieux de ma musculature et surtout pour garder ma motivation intact et éviter la monotonie.
Je fais beaucoup de cardio peu importe le sport que ce soit en SUP, Wind, Kite, VTT, ou en salle.
J’augmente mes temps de navigation, réalise des petites et grandes traversées.
Plus je m’approcherais du départ et plus les heures sur l’eau augmenteront.
Quant au mental, il est testé par toutes les épreuves que je vis pour réussir à monter un tel challenge. Je peux vous dire que je n’ai jamais voulu quelque chose autant que de traverser cet océan avec ma planche et qu’une fois là-bas je serais la plus heureuse du monde.
Et dans les coups durs je repenserais aux montagnes que j’ai dû déplacer et aux personnes qui me soutiennent.
Pour le reste je pense que mon naturel optimiste suffit.

WINDBASE : Qui sont tes modèles d’aventuriers? L’inconscient et flamboyant Baron de Rosnay? La timide et tenace Raphaëla le Gouvello? Alain Gabet?

SARAH : Bien sûr il y a le Baron de Rosnay, mais il y a aussi Ellen Mc Arthur un vrai modèle pour moi! Et puis il y a les bargeots comme Mike Horn et des gars absolument étonnants et incroyable comme Alain Gabet qui me donnent des détails techniques intéressants!

WINDBASE : Est-il envisageable de t’accompagner en planche durant les traversées de préparation ? Quelques accompagnateurs planchistes de bon niveau qui pourraient ensuite devenir des ambassadeurs auprès de la communauté planchiste. Certains sont prêts à payer pour pouvoir participer à ce genre de traversée avec une sécu d’accompagnement.

SARAH : C’est une excellente idée, pour cette année ça ne sera pas possible car j’ai déjà beaucoup de choses à gérer toute seule. Mais après cette traversée je me ferais un plaisir d’organiser pour les plus fêlés des traversées longs courriers!!

WINDBASE : Quelles sont tes conditions de navigation préférées? Et le matos qui va avec?

SARAH : Dès que ça bastonne, j’ai le cœur qui s’emballe et je commence à prendre sérieusement mon pied! J’adore les conditions difficiles où chaque secondes demande une concentration maximale pour ne pas partir au tas!
Dans ces moments je me sens vraiment en vie, et j’ai vraiment l’impression de contrôler mon corps, je crois que j’adore sentir l’adrénaline courir dans mes veines!!
Quand la mer et le vent se réveille, j’adore relever le défi que la nature me tend!
Sur la coupe du monde mon étape favorite est celle de Sotavento, à Fuerteventura!

WINDBASE : Hormis la traversée de l’Atlantique, qui est déjà un bon petit morceau, quels autres défis peuvent t’attirer? D’autres océans peut-être?

SARAH : D’autres océans non, à part les mers fermées. J’aimerais naviguer dans des endroits insolites, j’aime le côté aventurier de la planche à voile, pourquoi pas faire ce qu’Arnaud de Rosnay aurait aimé réaliser. La terre est grande!
J’ai envie également de partager ma passion et de la faire découvrir aux populations qui n’ont pas accès aux loisirs comme nous…
J’ai aussi au fond de moi depuis longtemps des envies de course au large, mon passage dans le Team Océan n’a fait qu’augmenter ce désir.
Et puis à terme mon objectif ultime et de parcourir le monde sur un voilier avec ma famille…;) (Je sais ce n’est pas très original, mais les bonnes expériences sont faites pour être vécue de nouveau non?!)

WINDBASE : Qu’est-ce qu’il te fait aller à l’eau malgré tes problèmes cardiaques, que cherches/aimes-tu dans la pratique du windsurf ?

SARAH : La même chose que vous!
J’ai découvert ce sport fantastique fin 99 depuis je suis une vraie passionnée, accro du planning qui passe son temps à scruter les arbres, la page d’accueil de mon navigateur internet est toujours bloquée sur windguru, quand windfinder et les autres modèles météo ne sont pas ouvert eux aussi!
Le sentiment de liberté que l’on ressent lorsqu’on est pied dans les straps et mains sur le wish est incommensurable!
A chaque coup dur de ma vie je me suis toujours réfugiée sur l’eau pour souffler, et qu’est-ce que ça marche bien!!!

WINDBASE : Penses-tu revenir un jour sur de grosses compétitions, comme la PWA?

SARAH : La question est difficile, cela fait 10 ans que je suis sur les circuits internationaux, d’abord en Formula puis en Slalom. Je commence à en avoir fait le tour et je suis désormais attirée par des défis plus proches des gens. Le format trip, reportage photo et vidéo me correspond mieux aujourd’hui mais lorsque l’on a été dans le Top 3 mondial l’envie de se ré aligner sur une ligne de départ est plus fort que soi. Depuis le début de l’année je suis attentivement tous les résultats de la PWA et j’avoue que cela me manque parfois. Pour mes amis aussi, nous sommes une vraie famille qui se balade d’étape en étape, ils me manquent tous. Les paris sont lancés retournera retournera pas!??
Pour le moment je me concentre sur mon objectif: l’Atlantique.

Une Française au plus haut niveau du Windsurf

WINDBASE : Regrettes-tu de ne plus courir pour la France? Y a-t-il eu des gens de la FFV qui sont venus te voir à titre perso ou non pour s’excuser ou justifier la position française a ton égard?

SARAH : Vivre ce retrait de licence a été sans aucun doute l’épreuve la plus difficile dans cette histoire! Je l’ai vraiment ressentie comme un abandon. Sans licence, avec l’interdiction de naviguer sur les épreuves compétitives qui ont lieu sur le sol français j’ai vécu un cauchemar pendant plusieurs mois. Sans proposition d’aide à la reconversion et de suivi médical par la fédération Française de voile, rien…
A côté de ça, l’expérience humaine que je vis au quotidien avec les enfants du lac Sévan en Arménie est extraordinaire. Depuis 4 ans je suis Franco/Arménienne et très fière de ma patrie de cœur.
Il y’a bien quelques têtes embêtées qui sont venus me voir, et pourtant mes demandes de réouvertures de dossiers à la FD n’ont jamais été acceptées.
Je ne demande qu’une chose aujourd’hui qu’on me laisse courir en toute liberté et légitimité sur le sol français.
Se rendent-ils comptent à quel point leur décision m’a handicapée? J’ai perdu le droit de naviguer en France, donc la médiatisation Française, par la suite mes sponsors français, un véritable frein pour ma carrière sportive, qui si je n’avais pas le caractère d’une battante m’aurait arrêté en plein vol.

WINDBASE : Peux-tu nous donner ton avis sur la direction que prend la PWA en ce moment par rapport aux coureuses? Par exemple, pas d’épreuves pour elles en Espagne… (Remarque, au moins certaines d’entre vous ont pu venir au Défi Wind, et c’est tant mieux!)

SARAH : Les temps sont durs pours les coureuses de la World Cup. La crise est passée par là et les responsables de la PWA font peut être une erreur fatale lorsqu’ils présentent les projets aux villes te pays qui nous accueillent.
En effet pour le budget d’une épreuve, ils sont très transparents sur ce que coûtent tous les différents postes de dépenses notamment au niveau des prize money. Si je ne me trompe pas pour les hommes c’est 35 000 ou 40 000 et pour nous 15 000 euros. Du coup depuis quelques années maintenant certains organisateurs comme à Fuerte préfèrent faire l’économie des filles. C’est dommage, mais je ne jette pas la pierre aux responsables de la PWA car leur boulot de démarchage doit être très complexe en ce moment. A côté de ça de nouvelles étapes naissent comme la France en 2010 et Aruba cette année!

WINDBASE : Pourquoi, il y a-t-il si peu de pratiquantes dans notre sport ? A ton avis, le matériel proposé par les différentes marques est-il adapté ? Ex : Flotteur mini, environ 67 litres, ou encore le matériel performant qui est développé à 99% par et pour de gros gabarits.

SARAH : Déjà il y a plus de pratiquantes en Nouvelle Calédonie (proportionnellement) qu’une France, il faut dire que je suis toujours étonnée de voir que vous avez appris ce sport dans des conditions difficiles!! Qui aurait envie de foutre à l’eau en septembre par vent de nord avec une température extérieure de 14 degrés???!! Les filles sont peut-être un peu plus frileuses que les hommes!
C’est aussi un sport assez physique au début, les filles aiment également naviguer ensemble ce qui n’est pas toujours possible quand un spot est à 99% remplis de garçons.
Et puis c’est un sport mécanique, et on n’apprend pas aux petites filles à jouer aux voitures ou au mécano, c’est assez sociologique comme conséquence!
Mais les choses changent un peu. Grâce aux windsurfeuses médiatisées nous pouvons montrer que ce sport s’adapte parfaitement à la morphologie féminine ainsi qu’à l’esprit féminin (bien que là aussi on ne soit pas toute pareil!), et le matériel aussi à évolué, même si il est difficile de demander aux fabriquant de faire des efforts pour « une niche dans la niche »!

WINDBASE : Penses-tu que sans tes problèmes cardiaques tu aurais eu la même hargne à relever tous ces défis? Ou serais tu aujourd’hui si ton cœur n’avait pas tiré la sonnette d’alarme?

SARAH : Je ne sais pas, je crois que oui, mais je n’aurais peut-être pas eu autant d’idée, ça m’a peut-être donné envie de voler plus haut!
Personne en sais où j’en serais si on n’avait pas détecté ce problème cardiaque? Peut être toujours championne de France avec une renommée nationale et un parcours en World Cup… Ou peut être stoppée nette par un arrêt cardiaque on ne sait pas!

WINDBASE : Comment t’imagines-tu dans quelques années? Certains pensent que tu aurais un vrai talent et une vraie légitimité dans le monde de la télé pour des émissions sportives. (Eventuellement, un retour chez Wapala un jour? On aimait bien tes commentaires!)

SARAH : J’ai découvert par hasard le métier de journaliste, l’expérience que j’ai vécue pendant 3 ans avec Wapala était incroyablement riche en apprentissage.
Oui j’aime ce métier et j’espère continuer là-dedans, la radio me plairait beaucoup également.
Je vais essayer autant que possible d’allier ma passion pour les sports de glisse au métier de journaliste et on verra où cela me mènera dans quelques années.
Une seule chose est sûre je n’irais pas à Paris!!!

WINDBASE : Lors de la préparation de l’interview on a dû me demander au moins 345 000 fois de te poser la question… Es-tu célibataire? Plus sérieusement, que pourrais-tu donner comme astuces aux planchistes qui aimeraient voir leur moitié se mettre à la planche?

SARAH : Je suis morte de rire! Oui je suis célibataire! (NDW : Ya une boite mail qui va exploser la… :p )
Surtout ne lui apprennez pas vous même à moins que vous ayez une patience inépuisable, ne soyez pas trop exigeant et pensez qu’avant tout elle doit se faire plaisir, trouver une autre copine avec qui elles pourront se soutenir dans les différentes étapes de l’apprentissage. Et ne soyez pas jaloux si elle préfère prendre des cours avec le beau blond de l’UCPA!! 😉
Merci pour cette interview, même si elle était extrêmement longue et que je finis d’écrire ces ligne à 5h du mat’ à Papeete (Tahiti), c’est sans aucun doute la meilleure à laquelle j’ai pu répondre.
A+ et bon ride 😉