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On change un peu pour cet interview. C’est Marin qui s’y colle (El’ Matelot, grand fan des voiles P7), avec sa compilation de questions et ses efforts pour aller chercher les réponses. Merci à lui, et bonne lecture.

MARIN : Salut Andrea, et merci pour ta disponibilité pour faire cette interview, mais aussi pour le temps que tu offres sur des évènements comme le Défi pour partager des clés de développement sur tes voiles! (Note de El Matelot : Et merci pour les voiles que tu produits, je suis un grand fan !)

Tu as décidé il y a des années, de créer ta propre marque de voile. Pourquoi?

Bonjour à tous, merci pour l’interview. J’ai travaillé à la base pour le développement d’une grande marque de voile. J’avais apprécié et j’ai pensé que c’était un bon travail. À cette époque, cependant, la même marque a connu beaucoup d’échecs avec l’équipement, et durant les courses j’y ai perdu du prize money et de la motivation. J’ai aussi réalisé que j’allais bientôt avoir 30 ans, et je voulais faire quelque chose de plus que la course. (Je pensais que je devenais vieux, et je ne me suis pas rendu compte que tu pouvais encore être champion du monde à plus de 40 ans à ce moment, quand tu regardes Albeau…).

Beaucoup de choses m’ont poussé à lancer une nouvelle aventure, et mon rêve était de mettre en place une équipe de vrais windsurfers pros, et de travailler sur une marque qui apporterait un esprit jeune dans le monde de la planche à voile, faire des voiles de haute performance à travers cette équipe, et, au bon prix. Cela devait être un nouveau défi dans notre vie, et montrer que nous pouvions battre les marques les plus connues.

MARIN : Quelles étaient les principales difficultés?

Tu peux les appeler ça des difficultés, ou simplement, travailler. Lancer une marque sur un marché est une tâche longue, qui a besoin de patience et de prendre les bonnes décisions au bon moment. Ce n’est pas comme un t-shirt, où il te semble beau, et tu l’achètes. Les planchistes doivent essayer le produit et voir s’ils l’aiment. Ils ont besoin de passer à une nouvelle marque qu’ils n’ont jamais connue auparavant, et peut-être ont-ils été habitués à naviguer sur une autre marque de nombreuses années.

Tu as aussi besoin de trouver le réseau de distribution, et de leur donner la motivation pour vendre l’équipement. Encore une fois, tu dois créer la demande d’abord, et c’est presque un travail d’homme à homme. En mettant 3 coureurs cette année dans le top 10 de la PWA, qui ne sont pas les grands noms habituels, et en gagnant tout simplement, nous avons prouvé que nos voiles sont étonnantes, et il ne s’agit pas de mots, mais de faits.

Il est également difficile de qualifier les bons fournisseurs au départ. Il y a beaucoup de travail. Tu fais du développement de produits, de la production, du marketing, de la gestion de concurrence, de la distribution, des ventes …. Disons que c’était un long chemin pour établir la marque, et pour arriver là où nous sommes maintenant, il vaut mieux que nous ne comptions pas le temps passé! Passion et amour pour le sport ont rendu le tout possible …

MARIN : Et qu’est-ce qui t’a stimulé et t’a permis de placer ta marque au sommet?

Je suis un concurrent, et j’ai couru pendant 20 ans. Tu prends la marque comme un nouveau défi, et tu aussi faire gagner ton entreprise. Tu veux que tes voiles remportent le PWA. Tu veux que tes amis s’amusent en planche à voile avec tes voiles.

Tu veux montrer ton style de vie et l’amour pour le windsurf à travers tes produits. Tu sacrifies tout le reste pour atteindre ce but, et tu essayes de le faire aussi bien que tu peux, en mettant tous les efforts et tout le temps nécessaires. Pour ce faire, tu dois également avoir une équipe qui rêve avec toi de la même manière, avoir les mêmes objectifs, et travaille à ton niveau et avec une motivation identique.

MARIN : Où sont fabriquées les voiles? Le mât? Les wishbones?

Les voiles sont produites au Sri Lanka. Nous avons une équipe incroyable. Il est impossible de produire des voiles en Europe de la même manière. Ils sont tellement motivés et patients dans chaque détail, avec la passion qu’ils ont, que je ne voudrais pas changer d’équipe.

Je visite souvent l’usine et j’aime passer du temps avec eux. Le propriétaire de l’usine est allemand, et nous sommes très satisfaits de sa précision.

Les mâts sont produits en Italie. Il y a un bon savoir-faire, et vous pouvez être sûrs que les meilleurs mâts sur le marché sont issus d’une technologie italienne. Certaines usines ont maintenant déménagé ailleurs pour réduire les coûts, mais nous faisons fabriquer les nôtres chez Imac, en Italie. Les wishbones et les accessoires sont fabriqués en Chine. Les fabricants sont incroyablement rapides dans la réalisation de toutes les demandes. Je travaille sans arrêt, mais ils font encore plus! Nos fournisseurs font véritablement partie de l’équipe. C’est le sentiment que nous devons avoir avec toutes les personnes avec lesquelles nous travaillons.

MARIN : Combien de plus cela coûterai si la production était intégralement faite en Italie?

Les voiles sont faites à la main, donc tu peux oublier de faire fabriquer des voiles en Europe. Pas à ce jour, avec la technologie disponible. Pour les mâts et wishs cela ne fait aucune différence, c’est juste un choix, travailler avec les bonnes personnes.

MARIN : Peut-être que cela permettrait d’avoir une meilleure vision de stock pour vous et donc moins de pertes?

Nous avons la marque complète en gestion sous notre logiciel, et nous sommes sur l’eau autour du monde avec nos distributeurs, nous savons donc exactement comment le marché évolue, et la quantité de produit dont nous avons besoin au cours de l’année. Jusqu’à présent, il s’agissait avant tout d’avoir assez de produits pour répondre à l’augmentation de la demande. Donc, ça va très bien.

MARIN : Au sujet du wishbone, tu utilises un North Sails, pourquoi ne pas développer un P7 à la place?

Notre wishbone sera disponible à partir de la mi-janvier. Soyez prêt à le découvrir!

MARIN : Les mâts P7 ont évolué ces dernières années?

Nous avons beaucoup travaillé avec Imac en 2009 pour reproduire une courbure que nous avons appréciée. Cela signifiait sur les petits mâts, avoir des bases plus douces pour absorber les conditions dures, et un top rigide de ne pas trop bouger dans le vent fort. Dans les tailles plus grandes, nous avons travaillé pour avoir une base plus rigide pour avoir plus de puissance, et un top plus doux pour voir la voile ouvrir plus dans le vent léger. Depuis, nous n’avons jamais changé la courbure de nos mâts.

Nous travaillons sur la voile si nous devons changer quelque chose. De cette façon nos clients n’ont pas besoin de changer leurs mâts chaque année. Nous savons comment modifier la voile, sans avoir à toucher le mât, ce qui est plus agréable pour nos clients. En 2016 nous avons travaillé sur le mât pour le rendre plus solide et plus léger en modifiant les couches à l’intérieur, mais la courbure n’a pas changé.

MARIN : Y a-t-il des investisseurs qui dépensent de l’argent dans les marques de planche à voile?

Dans de nombreuses marques, mais je crois qu’à un moment la marque a besoin de vivre sans investisseurs pour rester en vie. Sinon, pourquoi rester sur le marché?

Je pense que les investisseurs devraient venir plus en tant que sponsors pour soutenir les coureurs en compétition. Cela aurait plus de sens pour faire grandir le sport, plutôt que de garder certaines marques en vie.

MARIN : De plus en plus de marques italiennes … Existe-t-il une collaboration entre elles? Êtes-vous regroupés au même endroit?

Tout le monde est dans des endroits différents.

Nous sommes les seuls au Lac de Garde. Le principal spot de windsurf en Italie. C’est là que vous sentez vraiment la planche à voile. Il y a un grand tourisme de windsurfers, et nous pouvons réellement être à 100% avec nos clients et amis pour développer les produits qui sont nécessaires. Nous avons besoin de voyager en hiver pour tester le matériel de vague, mais cela en fait le meilleur combo jamais vu pour le développement du produit. Nous sommes amis avec toutes les marques dans le monde, mais nous nous concentrons sur le windsurf et rien d’autre: pas de kite, pas de paddle … (Note de Windbase : Pas de kite ? C’EST BON CA !)

MARIN : Combien de voiles vendez-vous par an? (Plus de voiles d’eau plate ou de freestyle / vagues?)

Des milliers de voiles. Le slalom et le flatwater représentent un marché plus grand en général. Je suppose que pour de nombreuses marques c’est la même chose. Nous poussons toutes les disciplines et nous développons chaque taille de voile indépendamment. Nous aimons la planche à voile sous tous ses angles, et pour nous c’est ce qui rend le windsurf si amusant.

MARIN : Quels sont les pays qui achètent le plus de voiles P7?

Nous vendons dans 40 pays. Bien sûr, la France est l’un des plus importants marchés pour nous. Les revendeurs en France réalisent depuis quelques années que Point-7 est une marque établie et réelle. Nous avons gagné le Défi Wind, nous avons remporté la dernière épreuve de vagues PWA à La Torche avec Ricardo Campello, et Matteo Iachino a été couronné en France Champion du Monde Slalom PWA. Je pense que nous avons bien fait de pousser notre marque dans votre pays.

MARIN : Le marché de la planche à voile est-il assez grand pour toutes les marques?

Pour toutes les marques qui fonctionnent bien. Comme dans toute entreprise.

MARIN : Pourquoi certaines marques choisissent le Pentex au lieu du monofilm?

De par notre expérience, nous n’avons jamais trouvé aucun avantage à utiliser le Pentex, cela tue les performances. Le Pentex rend la voile plus facile dans certaines conditions, mais il n’a jamais fait mieux que le monofilm. Si tu demandes à notre équipe … … c’est juste pour le marketing.

MARIN : Et le X-Ply pour les voiles de course?

Le X-ply peut être plus rigide, donc il peut être bon dans certaines zones de la voile d’avoir plus de réflex … presque le contraire du Pentex.

MARIN : Que penses-tu des voiles de bateau construites pour améliorer la gestion des contraintes mécaniques?

Il ya beaucoup à explorer. Jusqu’à maintenant notre voile monofilm gagnait le PWA, donc il ya aussi beaucoup de travailler sur des projets alternatifs pour marcher mieux que la construction «classique».

MARIN : Les voiles shapées en 3D seront-elles les voiles de l’avenir pour nous tous?

Les voiles sont déjà en 3D, mais cousues. Si tu veux dire en une seule pièce ou avec tout autre système, tout dépend des coûts. Les volumes sont trop petits pour chaque taille, donc les coûts seraient très élevés. Les planchistes se plaignent de prix du matériel, donc pas sûr qu’ils soient heureux de payer plus, et l’avantage actuellemnt est peut-être seulement le poids à terre.

MARIN : Pourquoi les voiles sont de plus en plus chères?

Elles devraient être plus chères si tu voyais comment elles sont construites. Les concepteurs de voiles de bateaux ne comprennent pas comment les voiles de windsurf peuvent être si bon marché, avec tant de détails à intégrer. Cependant les marques doivent s’adapter à la demande du marché. Il y a quelques années, le dollar a gagné sur l’euro, et cela a fait une grande différence. Les voiles ont de plus en plus des designs et des matériaux plus coûteux.

MARIN : Pourquoi avez-vous choisi de fabriquer des voiles noires? ……

Parce-que nous avons vu la Coupe de l’America et nous aimons l’impression de puissance et d’agressivité que leurs voiles dégagent. Lorsque nous avons reçu la première voile, nous étions sûrs à ce sujet. Black is beautiful.

L’autre raison que nous avons découvert à partir de nos tests est que plus le monofilm est foncé, plus il est résistant aux UV …. Par conséquent, le monofilm noir dure plus longtemps que d’autres monofilms colorés ou transparents!

MARIN : Dans la même idée, pourquoi avez-vous choisi de monter la voile à l’opposé des autres marques?

Nous ne sommes pas les seuls. Il y a aussi d’autres grandes marques. La raison principale, c’est que c’est plus pratique pour l’insertion du mât et la mise sous tension à l’amure si vous êtes droitier. Maintenant, les gens peuvent avoir utilisé l’autre côté depuis longtemps, mais c’est la vérité. Aussi, lors la conception, notre esprit fonctionne mieux pour voir la vitesse de gauche à droite.

MARIN : Un énorme travail a été fait sur les lattes 2017? Comment choisissez-vous les profils?

Nous n’utilisons pas les lattes pour créer le profil. Nous créons le profil avec la voile. Les lattes suivent et renforcent le caractère de la voile. Ainsi, nous les avons modifiées, pour suivre à la perfection le caractère des profils que nous avons développés. Tout est plus harmonieux et renforce le caractère que nous voulions pour nos voiles.

MARIN : Quels axes de développement utilisez-vous pour développer vos voiles de course pour en améliorer l’efficacité?

Nous avons le Black Team à l’eau tous les jours. Je les suis à chaque événement. Quand ils sentent qu’ils ont besoin de quelque chose ou doivent changer quelque chose, nous en discuterons immédiatement, et le lendemain nous le testons déjà. Souvent, nous pouvons faire le changement directement sur la plage et essayer tout de suite. On fonctionne au feeling. L’équipe amène les voiles à l’extrême, et à ce moment-là, vous vous rendez compte des changements dont vous auriez besoin. Nous cherchons la puissance maximale, mais elle doit être accompagnée d’un confort maximum. C’est la seule manière d’avoir l’accélération et la vitesse nécessaires en course.

MARIN : Pourquoi avez-vous choisi de faire les voiles de course avec une chute aussi importante par rapport aux autres marques?
Comme ici:

Notre pot d’échappement! Toutes les marques ne peuvent faire la même chose. Vous avez besoin d’un ingrédient spécial pour y arriver. C’est pourquoi nous avons de la vitesse supplémentaire sur le parcours pour gagner.

MARIN : Vous avez développé de vraies voiles pour enfants. Certains clients voudraient même trouver de plus petites tailles. Vendez-vous assez de voiles pour que ce soit rentable ou ce n’est que par conviction? Ou pour gagner de futurs coureurs? ……

Nous aimerions en faire encore plus. J’espère que nous aurons plus de temps bientôt. Les marques ont besoin de travailler sur le développement du sport pour voir de nouveaux planchistes arriver. Je pense que c’est ce que chaque marque essaie de faire. Il n’y a pas de profit réel sur ce type de voiles, mais comme tu le dis, nous avons tous besoin d’investir.

MARIN : Prévois-tu développer des voiles de course spéciales pour les femmes?

Les filles ont moins de puissance que les gars. Ainsi, elles utilisent des tailles de voiles plus petites, mais dans des vents plus légers. Les voiles sont faites pour être plus efficaces dans les vents plus forts, on a donc un décalage de plage d’utilisation pour les filles. Nous travaillons sur un concept spécialement pour leurs voiles légères. Maintenant, elles utilisent une 7,9 dans 10 noeuds, quand nous sommes en 7.9 dans 18 noeuds…

MARIN : Est-ce lié à une problématique budget / marché?

Il s’agit davantage de chiffres de production. Si on en commande pas assez, la production perd beaucoup de temps et nos fournisseurs luttent déjà pour répondre à nos besoins croissants…

MARIN : Y a-t-il une différence réelle avec les voiles de course classiques?

Comme expliqué précédemment, la géométrie de la voile peut être différente pour un gabarit plus petit, pour un gabarit plus léger avec moins de puissance et de force.

MARIN : Lena Erdil marche de mieux en mieux … Et à mon point de vue, c’est l’un de vos meilleurs arguments pour vendre des voiles de course à un pilote non-PWA (par exemple: 70kg).

Notre AC-1 est très facile et permet à différents gabarits d’aller vite. Les riders lourds (gabarit PWA) peuvent gagner et faire top 10. Nous avons eu 4 filles dans le top dix en PWA.

Les Japonais qui ont tendance à être plus légers, m’ont dit une fois qu’ils aiment nos voiles, car elles sont faciles pour eux qui sont moins lourds que les gars PWA. Donc, il s’agit de faire une voile confortable.

La question clef est dans le jibe. Il y a tellement de puissance en sortie de jibe que vous devez être prêt à tenir quand les cambers tournent. Si vous utilisez la bonne taille, après une session, vous saurez comment utiliser cette puissance.

En ligne droite, les voiles de course fonctionnent si bien qu’elles sont plus faciles que les autres modèles de voiles. Le fait que les voiles de course vous fatiguent avant, est plus dû la technique de jibe qui n’est pas correcte, ou si vous tombez souvent et que vous avez besoin de repartir en waterstart. Les filles comme Lena ne tombent jamais et elles savent jiber, donc elles n’ont pas de problèmes dans l’utilisation d’une voile de course complète. La limite pour choisir une voile de course ou non, est plus due à votre capacité à passer le jibe…

MARIN : Prévoyez-vous faire une voile spéciale pour le foil?

Nous y travaillons. Je pense que tout est encore si nouveau, que nous essayons plus de comprendre la direction à prendre, en faisant différents tests.

MARIN : Sais-tu s’il y a du dopage dans PWA?

J’espère que non et je ne pense pas. Il n’y a pas besoin de se doper, nous sommes des windsurfers. Il s’agit du matériel, de la technique, de la tactique, de l’esprit et une partie est aussi physique. Nous ne courons pas le marathon où le corps est détruit par la pratique.

Nous faisons des heats de 3 minutes. C’est une question de concentration. C’est pourquoi les gars âgés fonctionnent bien. Je prends un peu soin de ce que je mange, j’ai 41 ans, une entreprise, une famille, et j’ai fini 9ème dans le PWA cette année. Je ne prends pas de suppléments du tout. Pas même quand je cours.

Donc, je suis la preuve qu’il n’est pas nécessaire de se doper dans notre sport!

MARIN : Penses-tu qu’il soit normal que cette année, il n’y ait eu que deux courses pour le classement final féminin?

C’était une mauvaise saison pour les filles, mais elles auront une bonne saison pour 2017! Donc, les choses s’améliorent! Avec moins de course, avoir un bon résultat repose plus sur la chance, mais généralement c’est toujours les meilleures qui gagnent. C’est une question d’être préparé et concentré. À moins que quelque chose ne casse …

MARIN : Foil windsurfing …?

Je n’ai pas encore d’idée claire. Je n’ai jamais essayé moi-même. Certaines personnes aiment ça, d’autres pas. Je crois que la planche à voile est amusante, difficile et rapide déjà sans un foil. Alors, est-ce un autre défi d’apprendre quelque chose de nouveau, une mode, ou est-ce que c’est l’avenir?

Je pense qu’il est bon qu’il y ait un développement autour du foil, et nous verrons ou cela nous mènera. Je suppose que l’idée était de faire de la planche à voile dans des vents plus légers avec un matériel plus petit, mais en quelque sorte, il semble que c’est presque prendre une autre direction.

MARIN : Tu as fait ton premier podium PWA. (3° en Costa Brava, félicitations !). Ton point de vue à ce sujet … ?? Est-ce grâce à l’expérience? Ton matériel? Autre chose??

Je te remercie! Je ne sais pas. J’étais peut-être plus concentré que la normale. Ma vitesse a toujours été bonne, mais depuis 10 ans, je me concentre sur l’équipe et sur la marque. Maintenant que la marque est établie, je pourrais passer en mode de course, et moins en mode affaires pendant l’événement. J’ai eu un peu plus de temps pour être en forme grâce au vélo et donc cette combinaison de choses m’a fait faire mon premier podium et être dans le top 10 pour l’année. Je me suis dit… J’ai le même équipement que le champion du monde, si je fais de mauvais résultats c’est seulement parce que je ne me concentre pas.

MARIN : Pourquoi as-tu choisi Starboard?

J’ai été sponsorisé par Starboard pendant 10 ans, et je suis heureux de continuer avec les conseils d’une marque qui a soutenu ma carrière professionnelle de coureur depuis un bon moment.

MARIN : Faites-vous un développement commun?

Non. Nous avons certains coureurs qui utilisent Starboard et Point-7, donc souvent le développement est fait sur cette combinaison, mais nous ne combinons jamais les tests. Si nous combinions les essais, nous serions en train de lutter pour tester d’abord notre propre métariel… et les coureurs seraient fatigués à la fin de la journée!

MARIN : Et avec quels ailerons cours-tu?

Seulement Carpenter.

MARIN : Certains d’entre nous se souviennent de cet aileron:

MARIN : Ton aileron fétiche? …… Tu as fini deuxième avec cette aileron au Défi Wind! Quel est ton objectif pour le prochain?

Hahah .. tous mes ailerons sont mangés comme ça. J’ai utilisé cet Upwind de 30cm à partir de 2001 et terminé deuxième, mais l’année d’après j’ai gagné avec cet aileron ! Je suis très mauvais pour prendre soin de mes ailerons… Regarde mon wishbone sur l’image. C’était un wish aluminium. Heureusement j’ai des voiles rapides pour compenser ;).

MARIN : Quelle voile préfères-tu? (Concernant le sentiment confort / plaisir)

Je les aime toutes, sinon je les changerais. Je suis super heureux de l’AC-X. Je pense que pour 2017, nous avons créé une pièce maîtresse! Si je ne courais pas, je me servirai de l’AC-X. Peut-être que sur la plus grande taille pour moins de 12 nœuds, je choisirais une voile à cam, comme l’AC-K. L’AC-One est champion du monde PWA, donc rien à dire à ce sujet!

MARIN : Merci encore !